
Cet échange a pour objectif de mettre en lumière le management comme métier de l’intervention : un travail concret, situé, souvent artisanal, qui contribue, par ses choix quotidiens, à fabriquer de la société.
À partir des travaux de Jean-Claude Dupuis, et notamment de son Petit bréviaire pour manageurs et manageuses d’organisations sociales et médico-sociales, l’entretien explorera plusieurs idées-forces : la distinction entre structure et organisation, la question du contrôle, le rôle ambivalent de la bureaucratie, les enjeux de la débureaucratisation, ainsi que les implications de ces analyses pour le métier de dirigeant associatif.
Le culte de la performance n’est pas sans conséquence sur la construction adolescentaire, comme elle imprime une certaine vision de l’humanité boostée aux valeurs productivistes et élitistes.
Cette dérive ouvre une réflexion nécessaire sur la position éducative pour remettre l’humain au centre de sa singularité, avec ses forces et fragilités.
Roland Gori, professeur émérite de psychologie et de psychopathologie clinique, analyse les stratégies managériales qui infiltrent les métiers du soin, de l’éducation …au profit de la quantification et de la rentabilité. Chacun aujourd’hui est appelé à gérer son deuil, sa bonne parentalité positive… à l’image d’une mini entreprise.
Le problème n’est pas le modèle capitaliste et le néolibéralisme en soi mais l’emploi des logiques financières pour administrer l’humain.
Ainsi, les stratégies à l’œuvre détournent l’acte éducatif de transmission en formatage de l’élève au marché de l’emploi, l’acte de soin en finalité de rentabilité, l’acte journalistique d’information en logique d’audimat….